Portrait de Vincent Demaurex.

Il a rejoint la paroisse de Clarens en septembre. Afin de mieux faire connaissance avec lui, il a accepté de répondre à quelques questions pour nous.

Qui est Vincent Demaurex ?

Qui suis-je ? Je suis un enfant bien aimé de Dieu, créé à son image et donc un sujet d’étonnement et d’émerveillement pour moi-même, comme le sont les autres pour moi. Je peux par contre vous dire ce qui caractérise mon existence. J’ai 42 ans, je suis marié et père de trois enfants. Avant mes études de théologie, j’ai travaillé dix ans comme ingénieur en informatique. En 2013, j’ai entrepris les études de théologie à distance à l’Université de Genève que j’ai terminé en 2019. J’ai effectué mon stage pastoral dans la paroisse de Villette avec Aude Roy Michel. Du côté de mes intérêts personnels, le hobby qui me caractérise le plus, c’est sans doute les jeux de société. Avec mon épouse nous avons cofondé deux associations, l’une il y a quinze ans et l’autre il y a trois ans, qui toutes deux organisent des weekends pour rassembler les familles autour des jeux de société. Je suis toujours étonné du nombre de personnes qui partagent cette même passion.

Qu’attendez-vous de la paroisse de Clarens ?

J’attends avant tout que nous puissions nous connaître les uns les autres et établir une relation de confiance. Pour moi une communion humaine et spirituelle et à la base de tout chemin vers l’avenir. Alors ensemble j’espère que nous trouverons de nouvelles façons pour vivre l’Évangile afin d’offrir à beaucoup d’autres une occasion d’expérimenter l’amour de Dieu pour chacun.

Qu’espérez-vous apporter à la paroisse de Clarens ?

Mon ministère sera réussi si j’ai pu contribuer à renforcer la paroisse de Clarens dans sa dynamique propre pour qu’elle devienne une source de joie et de communion pour beaucoup. J’espère qu’ensemble nous pourrons vivre le trésor de l’Évangile transmis par la tradition protestante et que nous saurons renoncer à ce qui aujourd’hui nous entrave et nous limite, afin que la foi réformée puisse être vécue à Clarens comme une réalité du monde actuel. J’aimerais qu’il existe des célébrations et des activités où chacun·e se sente comme chez lui·elle. Une vie paroissiale qui « prépare le chemin du Seigneur » (Mc 1,3) pour que chaque génération trouve un lieu pour le rencontrer et goûter à l’Évangile.

Quelle représentation vous faites-vous d’un pasteur ?

Le terme pasteur, qui signifie berger, me paraît particulièrement pertinent. Le berger guide le troupeau vers de nouveaux pâturages qui, à la fois, répondent à leurs besoins et respectent l’environnement. Le berger veille au bien-être de son troupeau, essaie de le comprendre et avant tout s’assure qu’il ne perdra personne lorsqu’il y a un déplacement. Cette métaphore du berger correspond à ma représentation du rôle du pasteur aujourd’hui.

Qu’est-ce qui a motivé votre vocation ?

C’est une question difficile, un peu comme demander de quelle source vient l’eau du lac Léman. Ma vocation a de multiples sources. La première vient de mes expériences de relation avec Dieu et de la conviction que son amour précède tout et se trouve au fondement de toute vie. Je suis convaincu de la nature profondément spirituelle de l’être humain et de la nécessité, pour faire face aux défis de notre temps, de placer la vie spirituelle, c’est-à-dire la relation à Dieu, au cœur de tous les aspects de notre vie. C’est ainsi que, selon moi, la vie peut faire sens et être pleinement épanouie. Comment répondre, avec d’autres et comme communauté chrétienne, à l’appel de Dieu au cœur réalité de notre vie moderne. Cette question est aussi au fondement de ma vocation.

Comment la foi est-elle entrée dans votre vie ?

La foi est entrée dans ma vie comme une transmission, un héritage reçu de mes parents et de l’église qu’ils fréquentaient. J’ai particulièrement été touché par les échanges avec mes grands-parents et par leur témoignage de confiance paisible en Dieu. Une étape importante dans mon parcours spirituel survint vers mes vingt ans, avec la lecture des écrits théologiques de Jacques Ellul et ma rencontre de la foi réformée en participant au culte du dimanche soir à la cathédrale. J’ai alors redécouvert la Bonne nouvelle de Jésus qui, loin de se réduire à un salut post-mortem, ouvre un chemin de libération et de renouveau existentiel dans notre présent. Ma foi est née, et continue de naître, de mon émerveillement devant la révélation de l’Évangile où l’abaissement du Christ et la folie de la Croix manifestent la vraie puissance de Dieu, celle d’un amour et d’un pardon sans limite, si opposé à la projection des désirs humains.

 

Signatures : René Giroud et Vincent Demaurex